Hager BEN CHEIKH AHMED-DELLAGI

Hager BEN CHEIKH AHMED-DELLAGI

Juriste - enseignante - chercheur à l'École supérieure de l’audiovisuel et du cinéma de l'Université de Carthage (Tunisie).
Enseignante à la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis.
Chercheur à l’unité de recherche en droit international, juridictions internationales et droit constitutionnel comparé (URDIJI), de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (Université de Carthage).
Ancienne membre et porte-parole de la commission nationale d’investigation sur les violences commises lors de la révolution.
Membre du Conseil d’administration et du conseil scientifique de l’Académie internationale de droit constitutionnel.
Vice-présidente et membre fondateur de la fondation Habib Bourguiba pour la tolérance.
Présidente d’honneur de l’Association des auditeurs de l’Académie internationale de droit constitutionnel.
Membre fondateur chargée des médias, de l’Association tunisienne de Droit Constitutionnel Comparé.
Membre fondateur de l’Association tunisienne de droit administratif.

Domaines d'intérêt : droit public et financier, droit constitutionnel, droit international, journalisme.

Communication au colloque 20 ans et le temps du Droit : « Le paysage audiovisuel tunisien à l’épreuve de la transition démocratique »

La théorie de la transition démocratique est en plein essor, inspirée et alimentée par les expériences vécues dans les pays qui émergent d’un conflit, ou du règne d’une dictature, et a engendré une véritable production juridique, renforcée par des mécanismes et des institutions indépendantes. A l’avènement de la révolution, la Tunisie ayant entamé une page de son processus transitoire, n’a pas manqué également de confier les étapes-clé de l’édification démocratique, à des instances indépendantes chargées d’organiser et/ou de réguler un secteur. Ainsi, le secteur audiovisuel en Tunisie, secteur stratégique qui était un monopole de l’État, s’est trouvé dans une totale cohue, à cause de l’abolition des principaux outils de la répression médiatique. L’absence d’un cadre juridique a également favorisé la prolifération de radios et télévisions privées, émettant dans le déni total de la réglementation en vigueur. Dans ce contexte marqué par une instabilité politique et sécuritaire, la nécessité de mettre en place une instance de régulation du secteur audiovisuel devenait une nécessité, voire une urgence.